La conduite accompagnée (AAC) est perçue comme une étape sécurisée et rassurante vers l’autonomie au volant. Pourtant, un jeune conducteur en plein apprentissage peut encore faire des erreurs, y compris sous la vigilance de son accompagnateur. Sur la route, tout le monde est tenu au strict respect du Code de la route !

Alors, que se passe-t-il en cas de flash radar ou de contrôle ? Qui est responsable de l’infraction ? L’élève, l’accompagnateur, ou le propriétaire de la voiture ? Quelles sont les sanctions réelles ? Le principe qui s’applique généralement est simple : l’élève ne peut pas perdre de points sur un permis qu’il ne possède pas encore. C’est le titulaire de la carte grise ou l’accompagnateur qui assumera la perte de points ou contestera l’amende dans la majorité des cas. Pour les cas de fautes graves, ce qui est plutôt rare, c’est le juge qui tranchera.

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Conduite accompagnée : qui est vraiment responsable ?

En cas d’infraction, la loi fait la distinction entre le fait d’être flashé par un radar automatique et le fait d’être arrêté par la police.

L’apprenti conducteur est bien le « conducteur » légal

Selon l’article L121-1 du Code de la route, le conducteur est pénalement responsable de ses infractions. En droit français, le conducteur est celui qui a la maîtrise du véhicule. Un élève en conduite accompagnée est donc juridiquement reconnu comme le conducteur. À ce titre, il doit respecter toutes les règles, et sa responsabilité civile ou pénale peut être engagée s’il commet une faute. En revanche, il ne subira jamais de retrait de points, puisqu’il n’a pas encore le permis.

Radars automatiques : le titulaire de la carte grise paie

C’est le cas le plus fréquent. Lorsqu’une infraction est constatée sans interception (radar de vitesse, radar de feu, vidéo-verbalisation), c’est toujours le titulaire de la carte grise qui reçoit l’avis de contravention dans sa boîte aux lettres. On parle de présomption administrative : le propriétaire du véhicule doit payer l’amende et perd les points, à moins qu’il ne conteste l’amende pour désigner la personne qui encadrait l’élève au moment des faits.

Contrôle de police : le rôle de l’accompagnateur

Lorsqu’il y a une interception par les forces de l’ordre, la situation change. L’élève est responsable de sa conduite, mais l’accompagnateur joue un rôle de superviseur. La responsabilité de l’accompagnateur n’est pas automatique, mais elle sera engagée (amende et perte de points sur son permis) s’il a manqué à son obligation de vigilance ou s’il a laissé l’élève adopter un comportement dangereux.

Sanctions en cas de délits graves : que risquent l’élève et l’accompagnateur ?

Heureusement, les délits graves en conduite accompagnée sont rares, car l’AAC repose sur un contrat de confiance familial. Mais si le pire arrive, voici les conséquences.

Le rôle du juge en cas de délit ou d’accident grave

En cas de grand excès de vitesse, de conduite dangereuse ou de délit, l’élève peut faire l’objet de poursuites pénales, et l’accompagnateur peut être mis en cause. Cependant, il n’y a pas de « barème automatique » pour les mineurs. C’est le juge des enfants qui tranche au cas par cas. Il évalue la gravité des faits, la part de responsabilité de l’accompagnateur (défaut de surveillance) et la personnalité du jeune pour prononcer une peine juste et adaptée.

Les conséquences pour le futur permis de l’élève

Si l’élève ne perd pas de points, une infraction laisse une trace :

  • Dans le livret d’apprentissage : l’erreur y est notée.
  • À la préfecture : Les infractions sont inscrites au dossier du candidat.
  • L’interdiction d’examen : Pour les délits très graves (stupéfiants, alcool, délit de fuite), le juge peut interdire au jeune de se présenter à l’examen du permis après le parcours AAC pendant plusieurs mois ou années.

Les conséquences sur l’assurance auto

En cas d’accident responsable, c’est l’assurance du véhicule qui indemnise les victimes (Garantie Responsabilité Civile)). Toutefois, en cas de faute grave avérée, l’assureur a le droit d’appliquer une franchise majorée, de refuser de rembourser les dégâts de votre propre véhicule, ou même de résilier votre contrat d’assurance auto.

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Focus sur les infractions fréquentes en AAC

L’apprentissage est fait d’essais, et il peut arriver de faire des erreurs. Voici la liste des infractions les plus courantes en conduite accompagnée, des petites fautes aux délits strictement interdits.

Tableau récapitulatif des infractions courantes (Contraventions)

Type d’infraction constatée Sanction financière (Amende) Impact sur le permis de l’accompagnateur Conséquence pour l’élève (AAC)
Oubli du livret d’apprentissage 11 € (si présenté sous 5 jours) Aucun retrait de point Aucune
Absence du disque « A » à l’arrière 35€ Aucun retrait de point Aucune
Excès de vitesse < 20 km/h 68 € (hors agglo) ou 135 € Retrait de 1 point Inscription au livret d’apprentissage
Usage du téléphone au volant 135€ Retrait de 3 points Inscription au livret et dossier préfecture
Refus de priorité ou Feu rouge grillé 135€ Retrait de 4 points Inscription au livret et dossier préfecture

Alcool au volant : la Contravention (de 0,5 à 0,79 g/L)

Il ne faut sous aucun prétexte boire de l’alcool avant de monter en voiture, que l’on soit au volant ou sur le siège passager pour accompagner. Si l’accompagnateur est contrôlé positif, on parle de contravention lorsque le taux est compris entre 0,5 g/L et 0,79 g/L de sang (soit entre 0,25 et 0,39 mg/L d’air expiré).

  • Sanctions pour l’accompagnateur : Amende forfaitaire de 135 €, retrait de 6 points, suspension du permis possible (jusqu’à 3 ans) et immobilisation du véhicule. Il peut aussi perdre son statut d’accompagnateur.
  • Impact pour l’élève : Pas d’amende ni de perte de points, mais transmission de l’incident à la préfecture et mention dans le livret d’apprentissage. Attention à la récidive !
  • Assurance : L’alcool est presque toujours une exclusion de garantie. L’assurance couvre les victimes, mais pas les responsables.

Alcool au volant : le Délit (≥ 0,8 g/L)

On bascule dans le délit majeur lorsque le taux est supérieur ou égal à 0,8 g/L de sang, ou en cas de refus de se soumettre au test de dépistage.

  • Sanctions pour l’accompagnateur : Jusqu’à 2 ans de prison, jusqu’à 4 500 € d’amende, retrait de 6 points, suspension ou annulation du permis, stage de sensibilisation obligatoire et confiscation de la voiture.
  • Impact pour l’élève : Inscription au dossier préfecture. Possibilité pour le juge d’interdire le passage de l’examen du permis de conduire.

Drogues au volant : Un délit systématique

Il ne faut absolument pas fumer ou consommer de stupéfiants au volant.

La conduite sous l’emprise de stupéfiants (cannabis, cocaïne, ecstasy…) est toujours considérée comme un délit, quel que soit le dosage. Contrairement à l’alcool, il n’y a pas de « seuil légal » de tolérance : toute présence détectable par test salivaire ou sanguin est sanctionnée. Sanctions possibles : Jusqu’à 2 ans de prison, 4 500 € d’amende, suspension ou annulation du permis, stage obligatoire et confiscation du véhicule.

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Comment éviter les infractions ?

La prévention reste le meilleur moyen d’apprendre dans de bonnes conditions. Voici nos conseils pratiques avant de prendre la route.

La Checklist de départ (Prévention)

Les 3 pièges à éviter

  • Erreur n°1 : Laisser l’élève rouler trop vite pour s’insérer. Rappelez-lui systématiquement ses limitations de vitesse spécifiques en AAC (80/100/110)).
  • Erreur n°2 : Conduire en étant stressé ou fatigué. Si vous rentrez du travail épuisé, reportez la leçon de conduite à un autre jour.
  • Erreur n°3 : Manquer d’anticipation. Annoncez les directions et les intersections complexes au moins 300 mètres à l’avance pour ne pas surprendre l’apprenti.

FAQ

Non. Puisque l’apprenti ne possède pas encore de permis de conduire, aucun point ne peut lui être retiré. C’est l’adulte titulaire du permis qui subit le retrait.


Non s’il s’agit d’une simple contravention (petit excès de vitesse, refus de priorité). Oui, c’est possible s’il s’agit d’un délit jugé grave par un tribunal (alcool, stupéfiants).


L’erreur est inscrite dans le dossier d’apprentissage jusqu’à l’obtention du permis de conduire. Ensuite, le dossier jeune conducteur est remis à zéro.


Oui, tout à fait puisque ce n’est pas l’accompagnateur qui conduisait directement au moment des faits. Mais l’accompagnateur (ou le titulaire de la carte grise) est légalement le garant du véhicule et de l’élève.


Légalement, la limite est fixée à 0,5 g/L de sang pour l’accompagnateur. Cependant, la règle du « zéro alcool » reste la plus prudente pour garantir la sécurité de tous.


La formation de l’élève est suspendue immédiatement avec cette personne. Il faudra signer un avenant au contrat avec l’auto-école pour désigner un nouvel accompagnateur.


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